5.3.16

Ré-inventer...l'Europe... tout comme la démocratie


With the Occupy movement, 'the entire city is a work of art, and everyone is an artist'
http://www.artnews.com/2015/01/06/art-during-hong-kong-umbrella-movement/

Ré-inventer l'Europe...


"L'UE doit être démocratisée. Sinon, elle se désintégrera, affirme de Berlin, l'ancien ministre grec des finances Yannis Varoufakis venu présenter le "Democracy in Europe Movement 2025 (DiEM25). Pour lui, l'UE s'appuie sur des structures inachevées et non démocratiques. Elle fonctionne selon des traités qui favorisent les intérêts de la finance et des lobbies économiques. Il estime que des propositions devront être faites dans les 4 domaines de  : la dette publique, du secteur bancaire, des investissements, de la pauvreté. (Le Courrier 10/2/16).

La soi-disant crise grecque a bien montré l'incapacité et le manque de volonté des politiques de faire face à l'Europe (voir à cet égard le film-documentaire "Master of the universe" hallucinante confession mi-figue, mi-raisin, d'un de ces financiers pompiers-pyromanes. Après avoir joué au poker sur ce pays affaibli, précipité sa chute et gagné massivement dans le processus, ils sont arrivés à la rescousse pour se sucrer une 2ème fois.

Ayant beaucoup voyagé en Grèce, depuis l'an 2000, nous avons pu sentir, observer, écouter combien  l'Europe a été une influence néfaste pour ce pays encore très traditionnel (ce pour quoi on l'aime), très oriental dans sa façon de fonctionner (le coeur plus que l'intellect, fidèle en cela à la tradition byzantine), combien les euros pourrissaient les gens.  Il n'y a pas tant besoin de phynances que d'huile de coude pour remettre sur pied ce pays qui peut dans les îles en tout cas, être très largement autarcique.

Au-delà de l'Europe des nations et des seuls marchands…
l'Europe de la culture a toujours existé… tant de noms prestigieux balisent son histoire; aujourd'hui, les créations culturelles théâtrales s'échangent, circulent librement, au-delà de la barrière des langues.
L'Europe des consciences est en gestation
Une Europe fondée sur des aspirations à la fois simples et profondes, intégrant/mariant intelligemment les cultures et la sophistication technologique.
Bref, une Europe qui fasse envie… à laquelle même la Suisse, pays si essentiellement européen, ouvert à tous les courants d'airs - comment pourrait-il en être autrement - pourrait adhérer. Pour ma part,  même si l'EU ne m'a jamais fait envie, je me sens profondément européenne.

… tout comme la démocratie

 

la démocratie parlementaire a échoué mais il y a quelque chose de plus profond que le clivage - historiquement daté - gauche-droite, divisions mentales périmées. Il y a notre commune humanité et bonnes volontés.

Fait encourageant, plusieurs mouvements d'envergure comme "Bleu, blanc, zèbre" d'Alexandre Jardin (voir Sacrée Planète ), une association de "faizeux" visant à mobiliser les énergies de chacun :  la société civile, les politiques (les maires) etc. pour apporter des solutions concrètes et rapides - trouver un logement, un travail -  aux problèmes des gens.

La démocratie parlementaire est une coquille quasi vide où les partis dépensent leur énergie à maintenir au pouvoir leurs caciques, leurs prés très carrés, sans aucune considération ni intérêt  pour les véritables enjeux de la société, du monde,  sans même parler de vision.

En Suisse, l'initiative sur le RBI en est un exemple. "Un jour, dit le professeur Philippe Van Parijs, nous nous demanderons comment nous avons pu vivre sans revenu universel de base" (Le Temps 18 février 2016). http://www.letemps.ch/search?keywords=revenu+de+base&section=All En effet….en attendant ni l'une ni l'autre des chambres du Parlement n'est entrée en matière.

La droite extrême poursuit des notions périmées et exploite des peurs  méritant d'être examinées, puis traversées. Il en va de notre humanité citoyenne, notre humanité tout court.
La droite ne cherche qu'à croître économiquement (depuis  40 ans au moins on sait que ce n'est plus possible)  tout en poursuivant une notion totalement creuse de la liberté et de la responsabilité, sous un régime de dictature du capitalisme monopolistique.
La gauche geint et s'accroche à des valeurs (travail-labeur-emploi-solidarité) qui demandent un dépoussiérage honnête et drastique. Comme si besogner sous l'emprise de la peur était la Vie...
Les Verts pensent "nature"  et la défendent oubliant souvent dans leur sensibilité qu'ils sont eux-mêmes la nature…
Quant au PdC, il se prend les pieds dans la nostalgie de la petite famille

Et en Asie ?

 

 Ailleurs, en Asie, une idée assez pernicieuse circule comme quoi l'Asie ne présenterait pas un terreau favorable à la démocratie où elle ne serait qu'un produit importé : ainsi le Japon est vu comme une démocratie médiocre où la séparation des pouvoirs- le judiciaire en particulier - n'est pas garantie. Quant à l'Inde,le jeu des partis ne s'est guère traduit dans la réalité économique; la corruption et l'enrichissement massifs ont explosé dans les années 90, de sorte que depuis 1947, la pauvreté n'a guère diminué. l'Inde reste le pays où le plus de gens meurent de faim.

Pour ce qui est de la Chine, Chloé Frossart s'inscrit en faux contre l' idée que la démocratie n'y a aucune tradition. Elle relève que le concept de démocratie a été introduit en Chine il y a près de 100 ans... fruit de discussions menées par des intellectuels chinois, suite à la défaite de leur pays lors des guerres de l'opium.  Même si à l'heure actuelle, répression et reprise idéologique sont constantes - face aux millions de mouvement insurrectionnels souvent liés à l'environnement. ("La démocratie en Asie" - Picquier Poche)

Pensons à Hong Kong, sa "révolution des parapluies" où, fait piquant, les citoyens qui descendent dans la rue demandent plus de libertés qu'ils n'en ont jamais eu sous le règne britannique mais… sont pour la plupart trop jeunes pour le savoir !

D’ailleurs, la culture ne montre-t-elle pas une fois encore la voie ? La culture pareille aux lames de fond de l'océan… opère un travail de sape, invisible mais imparable, en un tsunami des consciences, ce qui n'empêche pas des millions de vague de s'agiter en surface. Il y a juste une intention à mettre, garder le cap, d'un autre monde en train de naître, de la beauté sur  la terre : L’art  s’il n’émane pas de la conscience contribue à l’inflation de la croissance destructive. Conscient, l’art réconcilié avec la Vie allume la flamme de la Libération de tous. «Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas”  (Malraux)

martine keller 5/3/16

28.2.16

statistiques vitales...




Les scientifiques estiment que 80 multinationales contribuent aux 2/3 du réchauffement climatique. La solution au problème paraît donc simple…à cet effet, un tribunal vient d'être créé à Paris, visant d'extension de la cour pénale internationale au crime d'écocide. ( Marie-Monique Robin, la journaliste, réalisatrice de "Le monde selon Monsanto" et plus récemment  de "Sacrée croissance" in Le Courrier  9/12/15 )

Dans un pays aussi peu fertile que la Suisse, consommer 1/3 de moins de viande, diminuerait de 40% les émissions de Co2 et rendrait ce pays auto-suffisant.  Sans même parler de la souffrance animale évitée qui n’est pas mesurable. Fascinant exemple d’une mesure préventive simple, relevant de notre responsabilité personnelle à retentissements planétaire et non sans incidences sur notre (système de) santé, ses coûts. (Anne Berger "Vision Landwirtschaft")

 "Cargos, la face cachée du fret" : ce documentaire ahurissant montre que la bas coût du trafic maritime permet de traiter le monde entier comme une seule usine géante. A quels prix…un seul cargo pollue autant que les 50 millions de voitures circulant sur terre. Or, il y en a 60'000 de ces cargos !
(http://programmes.rts.ch/#/schedules/2016-02-07)

mk 28/2/16



21.5.13

Silent cry for animal rights & freedom ! 54…55 millions de morts à l'heure…

brothers and sisters in freedom !
54-55 mio deaths per hour is the animal toll !

Yesterday , a demo by animal rights activists* took place at Bourg-de-Four Square in Geneva. A funeral service, in fact, with the proper music,  to pay respect to the animals who, hour after hour, sacrifice themselves for us : a core of participants at the heart of the square, silently held placards to recall and denounce the many forms animal torturing takes -  from experiences on animals to intensive breeding of cattle etc. from  wildlife capture to scooping up of oceans - but a single constant : suffering under all its disguises.

I stood there for an hour of grief, sadness, ho'ponopono**, one consciousness with all my beloved brothers and sisters deceased or condemned. It took a few moments before I noticed 8 participants holding, each one figure, the last five big zeros, the first three with figures  escalating more or less rapidly. "The total, one woman voice occasionally indicated, is the number of animals killed since the beginning of the demonstration at 11 0'clock". I suddenly realized and felt nauseous, merely looking at the numbers. When the carillon at St Pierre rang, at noon, the total amounted 54 millions. When it stopped, we were way over 55 mio. Hour after hour, it is practically the population of Spain and Portugal (now decreasing !) that is being sacrificed for our so-called needs.
The bell tolls at 12' for 1 or 2 minutes. The animal toll goes on unabated. 
Please - if nothing else -  each time we eat anything, let's be conscious and grateful



Un cri pour les droits et la liberté des animaux !
Hier, à Bourg-de-Four se tenait une manifestation sobre pour "le droit de animaux",* un service funèbre, en fait, pour accompagner et dénoncer le sort des animaux qui, heure après heure, se sacrifient pour nous : un coeur de participants au coeur de la place tenaient  silencieusement des pancartes, sur une musique de circonstance,  pour nous en rappeler les innombrables formes : de l'expérimentation animale aux élevages intensifs de poules, cochons, boeufs,  de la capture des animaux sauvages aux vidage systématique des océans - mais invariablement sous fond d'insoutenable souffrance.

Je me suis tenue là, entre larmes, chagrin, ho'ponopono**,  avec tous ces frères et soeurs décédés ou condamnés, jusqu'à ce que je remarque 8 participants alignés tenant de gros chiffres, dont les 3  premiers défilaient à plus ou moins vive allure… le total, disait de temps en temps une voix de femme, "indique le nombre d'animaux tués depuis le début de la manifestation à 11 heures", me mettant soudainement au bord de la nausée. Quand les cloches de St Pierre sonnèrent midi, on atteignait 54 millions, le temps du carillon, on avait dépassé les 55 millions. Heure après heure c'est pratiquement la population de la péninsule ibérique (elle, en diminution !) qui se sacrifie pour nos "besoins" (?)     
                                    Les cloches se turent, les massacres, eux, continuent. 
S'il vous plaît, au moins, à chaque repas, quoi que nous mangions, soyons conscients et remercions.

martine keller 21 mai 2013

*dans le cadre de la www.veggiepride.ch organisée ce week-end de la Pentecôte à Genève où une "Déclaration universelle des droits des animaux" (non-humains) - extension de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 a été proposée
**http://www.ho-oponopono.org/




Le droit de boire mon café de céréales !

17.5.13

A Doris Leuthard...

"Ceci est mon champ"… allez dire aux abeilles (Merci Markus Imhof!)

Alors que les traditions spirituelles - à l'instar des abeilles - savent depuis toujours que la conscience est une...
Alors que la science la plus évoluée a confirmé depuis plus d'un siècle cette non-séparation, reléguant d'ailleurs les disciplines expérimentales au mieux à une erreur épistémologique mais en fait  à une grinçante, désuète et hypocrite  plaisanterie...
Comment peut-on, sans rire jaune, vouloir séparer des champs à culture OGM des champs de cultures traditionnelles ? "10 mètres feront l'affaire, disons 12" foi de maquignon, n'est-ce pas à peu près la hauteur des débats actuels ?
Et ce d'autant plus que le peuple  a clairement (à 80%) dit, redit "non", pas d'OGM en Suisse et que les paysans sont contre ! 1)

Madame la Conseillère fédérale, vous qui êtes une femme courageuse, vous l'avez montré à plusieurs reprises, notamment en décidant la sortie du nucléaire, soyez une fois encore forte et résistez aux pressions, aux lobbies (oui, vous seriez sans nul doute élue directement par le peuple !) aux unions troubles entre hautes écoles, "recherche" et industries.2)

Le peuple sera fièrement avec vous dans ce nouveau défi, contribuant à faire de ce pays une autre exception  - bienvenue cette fois - aux pays de la diversité.

Et l'Histoire vous donnera raison...




martine keller - 17 mai 2013

1)Les exigences/contraintes que de telles cultures posent pour les producteurs et les problèmes qui en découlent sont bien connus :
- Appauvrissement de la terre
-Accaparement des terres
- déplacement de populations
- Utilisation massive des aquifers
- Disparition et de la diversité des semences et du choix
- Monopolisation de la production agricole par quelques uns
- Semences traditionnelles/ancestrales deviennent hors la loi scandale de constater…on a de la peine à croire
- Non respect des personnes, liberté de choix des paysans comme des consommateurs etc.etc.


2) Il est avéré que les chercheurs - même sans malice - ne désavouent pas ceux qui les nourrissent !

8.3.13

Remettre les choses à plat.... de quoi avons-nous besoin d'un emploi ou d'un revenu ?

Il ne faut pas se leurrer, les emplois, le travail comme nous l'entendons, est chose du passé, une espèce en voie de disparition. Et c'est tant mieux. Dans le fond, quelque 50 ou 100 ans de travail salarié, c'est assez.

Et c'est même le but - trop souvent oublié - de l'économie... d'économiser, de nous alléger la vie. Ouf, il est atteint. Et nous nous plaignons... il y doit y avoir maldonne

Actuellement, on essaie de re-créer, conserver des emplois, pour quoi ? Pour avoir un revenu, payer nos factures, payer un 2ème pilier qui va s'écrouler. Car nos bons gestionnaires sont aussi - en partie -  les spéculateurs décriés !

Continuer la croissance pour conserver artificiellement des emplois pour, pour, pour notre extinction, pour détruire notre terre i.e. nous-mêmes. Car si la croissance ne génère plus/peu d'emplois, elle produit par contre beaucoup de nuisances.

Honnêtement, de quoi avons-nous besoin, vraiment ?  D'argent pour payer la LAMAL (très mal), le 2ème pilier, nos loyers, nos "charges" si bien nommées ?  Si nous les gommons... de pas grand-chose vraiment.

Et si nous arrêtions et la croissance et les emplois et commencions tranquillement de distribuer de quoi vivre... n'est-ce pas de cela qu'il s'agit ?

Nous avons de quoi vivre, tous, agréablement.

Nous sommes en période de destruction massive, des valeurs boursières, de nos existences telles que nous les connaissons. Y-a-t-il d'autre façon pour laisser émerger la Vie en nous ?

Et puis, avec le 2ème grand succès  des initiatives populaire, on sent que le vent tourne. .. gageons que la votation  à venir sur "un revenu de base pour tous" va être acceptée.

Imagine...

martine keller 8 mars 2013

19.7.12

L'Europe à coeur

Au coeur des marchés - Goûter l'Europe... simplement et somptueusement la vie !

Mon coeur se serre lorsque l'Europe, ce merveilleux petit continent doute à ce point de lui-même, qu'il joue la "mater dolorosa" du monde, bat sa coulpe, se laisse culpabiliser par des média dont la liberté n'a trop souvent que la voix du marché. D'ailleurs, comment ose-t-on appeler marché, ces plates-formes virtuelles, où s'agitent des pantins, malheureux et décérébrés ?  Et si nous commencions  à redécouvrir l'Europe par ses marchés justement,  et goûter la saveur de ce continent,  où les villes sont nées, toutes différentes, dotées d'un charme unique, à l'architecture toute de mesure, d'équilibre mêlant sens et sensibilité... bref bâties  intelligemment comme la vie et pour la vie.

Les villes et les bourgades, leurs marchés n'est-ce pas là que se trouve le coeur vivant de l'identité européenne, un lieu où s'échangent produits de proximité, objets d'antan, idées, civisme, convivialité, un moment privilégié du bien vivre ensemble, de sociabilité aimable et facile, aisée.

Cultiver ce local, cet ici et maintenant, nous aide à (re)trouver nos racines qui ne sont ailleurs qu'en nous-mêmes  mais que les marchés et les villes d'Europe révèlent, reflètent.  L'Europe ? Une des belles façons de décliner  la vie sur cette terre  !

Goûter l'Europe,  la (re)découvrir par ses marchés, ses villes, non tant par nostalgie que pour éprouver goût du beau, du bon, du bien-être... notre droit de naissance après tout. C'est à la source de ce ressenti de bonheur que les problèmes prennent leurs justes proportions et les solutions se profilent : (à suivre )

martine keller 15/7/12