14.10.18

La fin du capitalisme vers 2032


 

La fin du  capitalisme vers 2032


"Notre plan ne devrait pas consister à avoir un revenu à la fin du mois, mais à créer une civilisation, une humanité, un futur.." (Jacques Dubochet Prix Nobel in LT 13/10/18)

L'astrologie est claire…. les civilisation se font/ se défont au rythme du grand cycle planétaire de Neptune et Pluton dans leur danse de près d'un demi-millénaire. Or, de l'Antiquité à nos jours, il n'y a eu guère que 6 de ces cycles, le dernier a commencé en 1891/3.

Pourquoi 2032 ? Parce qu'entre 1950 et 2032 - nous sommes dans le sextile croissant de ce cycle. Historiquement, on remarque que durant ces 80 ans un tri s'opère entre ce qui va être gardé et ce qui sera rejeté.

Or la rupture nécessaire à l'avènement du capitalisme  remonte au cycle précédent, début de la Renaissance, au tournant du 15ème. C'est avec la "naissance de l'individu", la primauté du mental que commence l'exploitation marchande du monde, de l'autre, qui ne fera que s'étendre. C'est véritablement mi-19ème  que s'opère la subjugation  implacable par l'économique, la seule raison économique, du social,  pour aboutir à la forme de financiarisation de la vie, brevetage du vivant, de la connaissance, autonome et folle que nous subissons.

Pourquoi la fin du capitalisme ? Si nous voulons avoir une quelconque chance de survie sur cette terre, il est évident que le système capitaliste doit être mis hors jeu, comme le suggérait Stéphane Hessel… N'ayant comme seul objectif celui de la croissance infinie dans un monde fini - le Club de Rome nous l'avait dit en 1974 déjà -  n'est pas possible…
L’économie est mondialisée, dit- on, pourtant ses dirigeants ne voient pas plus loin que leur bout de nez, i.e. leurs dividendes. Nous devrons les sauver d’eux-mêmes... l’argent ne se mange pas !

Prenez la poignée d’entreprises les plus importantes et vous expliquez 80% de la pollution .... une entreprise responsable ? Une contradiction dans les termes. En internalisant tous les coûts supportés par la collectivité, la nature, quelle entreprise ne ferait pas faillite ? Un journaliste remarque qu'en France, les entreprises les plus "performantes" sont aussi celles qui sont le plus subventionnées… cherchez l'erreur !

"We are one"

Plus grave encore, le mode de pensée capitalistique induit une vision erronée de qui nous sommes, des agrégats douloureusement séparés, alors que nous sommes une seule conscience. Comme le disait le poète et mystique John Donne «  nobody is an island separate from the main ». Quant à Rousseau, il nous rappelle, n’est-ce pas, que si les fruits sont à tous, la terre n’est à personne et que nous devrions nous garder de ces imposteurs qui déclarent le contraire.


Une feuille de route/ a roadmap


1)Vivons  au présent notre vision d'un monde auquel nos coeurs aspirent et savent possible, d'équité, de partage, pas après pas en nous mettant en route.
Actualisons, comme dans la technique financière bien connue, non pas des sommes d'argent investies mais notre futur souhaité, moment après moment.

Comme le dit Patrick Viveret "Faisons du bonheur un acte de résistance"… quand tous les systèmes perdurent par leur capacité à créer de la dépression, de la peur, de l'impuissance.


2)Créons un lobby citoyen instaurant un rapport de force nouveau, dit Cyril Dion.* Quand bien même 80% de la population, poursuit-il, est d'opinion qu'il faut arrêter d'utiliser le glyphosate, p.ex. une ou deux entreprises et leurs lobbies, dictent leurs lois à nos politiques complaisants. Il faut que ces 80% s'organisent ! Arrêtons de nous laisser infantiliser par les autorités - politiques et autres.

3)Abandonnons sans regrets le salariat, phénomène récent et qui a fait son temps, tout comme le "vivre pour travailler". Perdre sa vie à la gagner, produire pour une consommation sans fin et sans faim, en un gaspillage insensé, alors que les besoins de tous peuvent être facilement comblés et que l'autre, cette terre et tous ses habitants, demande nos soins, cela suffit.

4)Réalisons les liens directs entre la crise et nos gestes, nos actes quotidiens, nous contribuerons au recul de la mondialisation, dont les signes s'annoncent. Nous pouvons faire la différence. Sans oublier, toutefois, qu'une douzaine de firmes capitalistes sont responsables de quelque 80% des exactions de cette terre, ses pollutions, l'exploitation des biens et des êtres.

5)Instaurons un véritable revenu universel..  Cessons, comme le dit David Graeber,  d'entretenir ce désuet rapport "théologique" au travail et les bullshit jobs qu'il crée pour commencer à vivre une vie véritablement humaine. Pour le financer…

6)Exigeons enfin une taxe sur toutes les transactions financières,** c'est simple et permettrait de supprimer tous les impôts, de financer ce que nous voulons vraiment. (voir détails dans le lien)

7)Réhabilitons les "commons", l'esprit des commons. Bien sûr l'air, l'eau, la terre sont des biens communs indiscutés. Elargissons cet esprit à l'ensemble de la vie, en lâchant ce frénétique besoin de posséder, en mettant l'accent moins sur la propriété que l'usage.

8)Instaurons de la gratuité, de plus en plus de gratuité dans tous les domaines, détricotant ainsi les "lois du marché". Prenons la santé, sa mercantilisation outrancière est une hérésie. On ne guérit pas, ce n'est pas le but, la guérison n'est pas rentable, il est de créer du PNB, un max de profits.  ***

Et last but not least...

9)Restaurons notre lien à la nature en réalisant qu'elle est nous-mêmes. Vivons une véritable écologie intérieure.






martine keller 13/10/18


Notes

* voir sur ARTE 28min. - samedi 13/10/18 avec Cyril Dion et Lambert Wilson

**  voir les propos du Prof. Marc Chesney : https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/un-economiste-veut-remplacer-tous-les-impots-par-une-seule-taxe-1052525.html

*** [1] https://www.cnbc.com/2018/04/11/goldman-asks-is-curing-patients-a-sustainable-business-model.html

[2] http://blogs.sciencemag.org/pipeline/archives/2013/03/14/does_baldness_get_more_funding_than_malaria

[3] https://www.lanutrition.fr/medecins-et-patients-ignorent-trop-souvent-quon-peut-guerir-du-diabete?IDCONTACT_MID=a64b45545c35200d7472764e0

18.8.18

Brexit et conscience




Incarner l'Europe des consciences…. chacune unique, avec sa coloration propre

Voir aussi mon autre blog "Cri du coeur" - Ré-inventer l'Europe...tout comme la démocratie 

The world is a stage… Quoi de mieux pour célébrer les 400 ans de la mort de Shakespeare qu'un Brexit…Les jugements pleuvent, les prédictions les plus alarmistes, comme il se doit, remplissent journaux et magazines. En terre d'Albion il y a quelques jours, je me disais comme chaque fois que le Royaume (pas si) uni était vraiment différent. A-t-il jamais vraiment fait partie de l'Europe ? Oui, bien sûr, et non assurément.
Disons que cet (encore) royaume illustre de façon très forte la part celte et irlandaise de l'héritage européen, telle qu'on peut l'admirer dans les manuscrits enluminés 1) de Durrow, Lindisfarne et Kells  qui à leur art d'entrelacs et d'abstraction hautement coloré mêlent aussi - dans les portraits - des traits inédits provenant du monde méditerranéen. Y-a-t-il à choisir, à exclure plutôt qu'inclure ? Tout est là.

Tapisserie de Bayeux - 1066
Il y a un épisode marquant de l'histoire de cette île, dans la chair de tous les Anglais, c'est bien sûr la bataille de Hastings, du 14 octobre 1066, date à partir de laquelle le normand Guillaume le Conquérant, vainqueur occupa l'Angleterre. Il fut sacré à Westminster le 25 décembre de la même année, quoi de plus Capricorne qu'un sacre, le jour de la naissance du Christ de surcroît.... Cet événement guerrier nous valut une passionnante BD, la tapisserie de Bayeux, réalisée par de fabuleuses brodeuses (voir image ci-dessus). Les Anglais aiment à préciser qu'ils n'ont plus jamais été envahis… mais ne leur reste-t-il pas - outre quelques belles cathédrales de style normand (voir image ci-dessus)  - cette peur constante de l'être…? Mais ce pays n'a pas eu outre mesure de scrupule à envahir - entre autres - le sous-continent indien, autre région du monde astrologiquement Capricorne du reste.


Cathédrale de Wells
Outre celui de la fondation de la Grande Bretagne, l'union de l'Angleterre et de l'Ecosse, établi au 1er mai 1701, donc sous le signe terrien du Taureau 2), le thème moderne du pays habituellement adopté est celui du 1er janvier 1801, soit un Soleil à nouveau en Capricorne à 10 degrés, donc soumise au pouvoir transformateur de Pluton depuis pratiquement 2008 et à propos duquel l'astrologue Liz Greene livre les propos pénétrants suivants :

In the horoscope for the United Kingdom, Pluto, as it moves through Capricorn, is likely to reflect profound changes in the sense of national identity and the deep-rooted traditions of the past. Some of these changes may involve a new interpretation of monarchy, or shifts in the relationship between Church and State and between the monarch and the government. The nature of the United Kingdom itself may need to be redefined in more flexible and creative ways, with new approaches from and toward the individual entities - Scotland, Wales, Northern Ireland - which comprise it. This may also apply to those nations linked to the United Kingdom through shared past bonds, such as Australia and New Zealand.
Capricorn is a sign connected with structure and hierarchy, and the Sun in the 4th house of the national chart reflects an ancient and valued legacy of royalty, class structure and self-sufficiency which is in turn reflected in collective attitudes toward involvement with other nations as well as toward the ways in which society functions. It is possible that a renewed sense of independent identity may require changes in existing bonds and treaties with other nations.
It is also possible that attitudes toward the natural environment may transform, accompanying an awakening of respect toward the land itself and a realisation of the importance of genuine conservation of natural resources. Because the sense of national identity is so rooted in the structures of the past, it is unlikely that Britain would ever become a republic. But the ways in which the people perceive their royal family may shift dramatically, and new roles and responsibilities may be asked of them while old, outmoded ones may be swept away.
Whether or not you favour these changes personally, it would seem that a time has arrived when a great deal of soul-searching is likely to occur about the nature of national identity, the importance of national autonomy, the values inherent in governmental and religious structures, and the qualities which comprise the true "soul" of the nation.


So much for Britain alone, voici donc pour la seule Grande-Bretagne mais en fait on remarque une sorte de concaténation de thèmes, tous en Capricorne, donc tous soumis à l'actuel pouvoir irrémédiablement transformateur de Pluton que l'astrologue Liz Greene  assimile à un énorme transit intestinal ! (a huge bowel movement).
En effet, ce questionnement identitaire se reflète aussi et simultanément dans les thèmes européens du Royaume soit :

- celui de l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun, le 31 décembre 1973 - (23h GMT) sous le signe du Capricorne encore et
- celui de l'entrée en force de l'Acte unique (concrétisation du traité de Maastricht du 7/2/92 -le 1er janvier 1993, à 00h, à Bruxelles) décidément toujours en Capricorne.
Cette "crise" frappe la Grande-Bretagne, la forçant à ré-examiner ce qui l'a fondée, la constitue dans son unicité mais aussi à  éliminer ce qui est dépassé dans ses traditions, ses façons de se relier aux autres, elle-même, le monde. Mais comme 11 autres pays européens sont signataires de ce même Acte unique, la crise est donc européenne et sa plus grande intensité reste à venir comme nous l'explique Fanchon Pradalier-Roy dans son récent article : http://fanchonpradalieroy.fr/front/accueil.php?c=3&a=31&ta=3).


1993, c'est lorsque Uranus rejoint très exactement Neptune pour un cycle de 172 ans - le précédent  remontant à la mort de Napoléon - inaugurant, on l'a senti, une ère de libérations (Uranus) et de nouvelles croyances (Neptune), la libération de certaines illusions mais aussi  des illusions de libération que Pluton en transit fait exploser : les structures obsolètes n'y survivront pas.

Les 12 membres d'alors dans ce traité se lient en une confédération limitant explicitement leur souveraineté économique qui représente aussi un abandon décisif de leur souveraineté politique. Suivront - on s'en souvient l'introduction de l'euro (1/1/1999 00:001 à Francfort) suivie de la circulation des billets et des pièces en 2002 (même jour, même heure, même lieu) et toujours en Capricorne… les événement qui suivirent, jusqu'aux crises actuelles - de nature non sectorielle mais globale - n'arrêtent donc pas de se détonner l'une l'autre.

Simultanément,  le traité de Rome de 1957 (25/3/1957 12h à Rome- entré en force le 1/1/1958 à 00h.) connaît son 2ème retour de Saturne, l'occasion mais aussi l'obligation de concrétiser de nouvelles structures. Ce devoir est d'ailleurs renforcé et facilité par le fait que l'on se trouve dans le dernier quart du cycle Jupiter-Saturne lié très concrètement à l'Europe. Quelle Europe voulons-nous ? Sur la base d'un ré-examen des fondements d'une nouvelle identité collective européenne (Pluton sur le Descendant), une réponse est à apporter pour la nouvelle conjonction de 2020 en… Capricorne, bien sûr, l'incontournable signe de la matière, des structures, des résultats concrets.


Fanchon Pradalier-Roy, française, faisait remarquer que les pays fondateurs de l'Union étaient :  la France, l'Allemagne l'Italie parlant respectivement : français, allemand et italien… et non l'anglais. A mon sens l'anglais est moins un problème que ne l'est le mercantilisme omniprésent qui l'accompagne et le soutient. Pour ma part, je pencherais plutôt pour l'inclusion qu'un nouvel intégrisme linguistique, la diversité étant source de richesses, même si elle nous questionne durement et fait éclater nos petits cercles. A cet égard, on peut se demander si le Conseil de l’Europe, cette organisation intergouvernementale instituée le 5 mai 1949 (par le traité de… Londres), rassemblant actuellement 47 états-membres et 820 millions de personnes, dont la Suisse, la Turquie, la Russie et qui vise à renforcer démocratie et droits de l'homme, tout comme la pré-éminence du droit n'offrirait pas une source complémentaire d'inspiration aux impasses actuelles et à l'obsession mercantile.

A ce bouquet astrologique s'ajoute un signe plus lointain  mais qui étrangement résonne aussi actuellement  :  - le traité de Westphalie du 24 octobre 1648, pierre angulaire des constructions nationales, a été signé à l'opposition de Neptune et de Pluton sur l'axe Sagittaire/Gémeaux. Or Saturne récemment encore en Sagittaire a chevauché cet axe. Et s'il donnait, une nouvelle fois, le signal que les états-nations commencent vraiment à appartenir au passé.

Il y a des réalités qui s'effondrent qu'on le veuille ou non… c'est du ressort de Pluton; il y a les projets que l'on peut former, cela relève de Saturne. C'est un peu comme si la symphonie des transits actuels orchestrait sous la direction de la conscience que nous incarnons tous la chute nécessaire des formes actuelles du monde…pour "ce monde plus beau que nos coeurs savent possible" (Charles Eisenstein)

Un feu d'artifice de crises pour … ce magnifique et petit continent, un bouquet. L'unicité de l'Europe, ce qu'elle a apporté au monde est sans doute la naissance ou l'émergence de l'individu. Ce n'est pas rien mais ce n'est pas tout non plus. Si "l'histoire du monde n'est rien d'autre que le progrès de la conscience de la liberté" (Hegel), alors après les conquêtes de libérations successives des couches de conditionnements, d'oppression, il y a la libération du conquérant lui-même. Après le règne du mental, qu'advienne celui de la conscience.

mk 20 juillet

notes
1)Livre de Durrow réalisé en Irlande vers 675, celui de Lindisfarne réalisé à Lindisfarne, au nord de l'Angleterre avant 698, le livre de Kells produit sur l'île d'Iona, en Ecosse ves 800.
2)le vote sur l'indépendance de l'Ecosse a eu lieu lors du transit de Saturne en Scorpion, l'opposé du Taureau, transit non tant de libération que de nécessaires restructurations.

5.3.16

Ré-inventer...l'Europe... tout comme la démocratie


With the Occupy movement, 'the entire city is a work of art, and everyone is an artist'
http://www.artnews.com/2015/01/06/art-during-hong-kong-umbrella-movement/

Ré-inventer l'Europe...


"L'UE doit être démocratisée. Sinon, elle se désintégrera, affirme de Berlin, l'ancien ministre grec des finances Yannis Varoufakis venu présenter le "Democracy in Europe Movement 2025 (DiEM25). Pour lui, l'UE s'appuie sur des structures inachevées et non démocratiques. Elle fonctionne selon des traités qui favorisent les intérêts de la finance et des lobbies économiques. Il estime que des propositions devront être faites dans les 4 domaines de  : la dette publique, du secteur bancaire, des investissements, de la pauvreté. (Le Courrier 10/2/16).

La soi-disant crise grecque a bien montré l'incapacité et le manque de volonté des politiques de faire face à l'Europe (voir à cet égard le film-documentaire "Master of the universe" hallucinante confession mi-figue, mi-raisin, d'un de ces financiers pompiers-pyromanes. Après avoir joué au poker sur ce pays affaibli, précipité sa chute et gagné massivement dans le processus, ils sont arrivés à la rescousse pour se sucrer une 2ème fois.

Ayant beaucoup voyagé en Grèce, depuis l'an 2000, nous avons pu sentir, observer, écouter combien  l'Europe a été une influence néfaste pour ce pays encore très traditionnel (ce pour quoi on l'aime), très oriental dans sa façon de fonctionner (le coeur plus que l'intellect, fidèle en cela à la tradition byzantine), combien les euros pourrissaient les gens.  Il n'y a pas tant besoin de phynances que d'huile de coude pour remettre sur pied ce pays qui peut dans les îles en tout cas, être très largement autarcique.

Au-delà de l'Europe des nations et des seuls marchands…
l'Europe de la culture a toujours existé… tant de noms prestigieux balisent son histoire; aujourd'hui, les créations culturelles théâtrales s'échangent, circulent librement, au-delà de la barrière des langues.
L'Europe des consciences est en gestation
Une Europe fondée sur des aspirations à la fois simples et profondes, intégrant/mariant intelligemment les cultures et la sophistication technologique.
Bref, une Europe qui fasse envie… à laquelle même la Suisse, pays si essentiellement européen, ouvert à tous les courants d'airs - comment pourrait-il en être autrement - pourrait adhérer. Pour ma part,  même si l'EU ne m'a jamais fait envie, je me sens profondément européenne.

… tout comme la démocratie

 

la démocratie parlementaire a échoué mais il y a quelque chose de plus profond que le clivage - historiquement daté - gauche-droite, divisions mentales périmées. Il y a notre commune humanité et bonnes volontés.

Fait encourageant, plusieurs mouvements d'envergure comme "Bleu, blanc, zèbre" d'Alexandre Jardin (voir Sacrée Planète ), une association de "faizeux" visant à mobiliser les énergies de chacun :  la société civile, les politiques (les maires) etc. pour apporter des solutions concrètes et rapides - trouver un logement, un travail -  aux problèmes des gens.

La démocratie parlementaire est une coquille quasi vide où les partis dépensent leur énergie à maintenir au pouvoir leurs caciques, leurs prés très carrés, sans aucune considération ni intérêt  pour les véritables enjeux de la société, du monde,  sans même parler de vision.

En Suisse, l'initiative sur le RBI en est un exemple. "Un jour, dit le professeur Philippe Van Parijs, nous nous demanderons comment nous avons pu vivre sans revenu universel de base" (Le Temps 18 février 2016). http://www.letemps.ch/search?keywords=revenu+de+base&section=All En effet….en attendant ni l'une ni l'autre des chambres du Parlement n'est entrée en matière.

La droite extrême poursuit des notions périmées et exploite des peurs  méritant d'être examinées, puis traversées. Il en va de notre humanité citoyenne, notre humanité tout court.
La droite ne cherche qu'à croître économiquement (depuis  40 ans au moins on sait que ce n'est plus possible)  tout en poursuivant une notion totalement creuse de la liberté et de la responsabilité, sous un régime de dictature du capitalisme monopolistique.
La gauche geint et s'accroche à des valeurs (travail-labeur-emploi-solidarité) qui demandent un dépoussiérage honnête et drastique. Comme si besogner sous l'emprise de la peur était la Vie...
Les Verts pensent "nature"  et la défendent oubliant souvent dans leur sensibilité qu'ils sont eux-mêmes la nature…
Quant au PdC, il se prend les pieds dans la nostalgie de la petite famille

Et en Asie ?

 

 Ailleurs, en Asie, une idée assez pernicieuse circule comme quoi l'Asie ne présenterait pas un terreau favorable à la démocratie où elle ne serait qu'un produit importé : ainsi le Japon est vu comme une démocratie médiocre où la séparation des pouvoirs- le judiciaire en particulier - n'est pas garantie. Quant à l'Inde,le jeu des partis ne s'est guère traduit dans la réalité économique; la corruption et l'enrichissement massifs ont explosé dans les années 90, de sorte que depuis 1947, la pauvreté n'a guère diminué. l'Inde reste le pays où le plus de gens meurent de faim.

Pour ce qui est de la Chine, Chloé Frossart s'inscrit en faux contre l' idée que la démocratie n'y a aucune tradition. Elle relève que le concept de démocratie a été introduit en Chine il y a près de 100 ans... fruit de discussions menées par des intellectuels chinois, suite à la défaite de leur pays lors des guerres de l'opium.  Même si à l'heure actuelle, répression et reprise idéologique sont constantes - face aux millions de mouvement insurrectionnels souvent liés à l'environnement. ("La démocratie en Asie" - Picquier Poche)

Pensons à Hong Kong, sa "révolution des parapluies" où, fait piquant, les citoyens qui descendent dans la rue demandent plus de libertés qu'ils n'en ont jamais eu sous le règne britannique mais… sont pour la plupart trop jeunes pour le savoir !

D’ailleurs, la culture ne montre-t-elle pas une fois encore la voie ? La culture pareille aux lames de fond de l'océan… opère un travail de sape, invisible mais imparable, en un tsunami des consciences, ce qui n'empêche pas des millions de vague de s'agiter en surface. Il y a juste une intention à mettre, garder le cap, d'un autre monde en train de naître, de la beauté sur  la terre : L’art  s’il n’émane pas de la conscience contribue à l’inflation de la croissance destructive. Conscient, l’art réconcilié avec la Vie allume la flamme de la Libération de tous. «Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas”  (Malraux)

martine keller 5/3/16

28.2.16

statistiques vitales...




Les scientifiques estiment que 80 multinationales contribuent aux 2/3 du réchauffement climatique. La solution au problème paraît donc simple…à cet effet, un tribunal vient d'être créé à Paris, visant d'extension de la cour pénale internationale au crime d'écocide. ( Marie-Monique Robin, la journaliste, réalisatrice de "Le monde selon Monsanto" et plus récemment  de "Sacrée croissance" in Le Courrier  9/12/15 )

Dans un pays aussi peu fertile que la Suisse, consommer 1/3 de moins de viande, diminuerait de 40% les émissions de Co2 et rendrait ce pays auto-suffisant.  Sans même parler de la souffrance animale évitée qui n’est pas mesurable. Fascinant exemple d’une mesure préventive simple, relevant de notre responsabilité personnelle à retentissements planétaire et non sans incidences sur notre (système de) santé, ses coûts. (Anne Berger "Vision Landwirtschaft")

 "Cargos, la face cachée du fret" : ce documentaire ahurissant montre que la bas coût du trafic maritime permet de traiter le monde entier comme une seule usine géante. A quels prix…un seul cargo pollue autant que les 50 millions de voitures circulant sur terre. Or, il y en a 60'000 de ces cargos !
(http://programmes.rts.ch/#/schedules/2016-02-07)

mk 28/2/16



21.5.13

Silent cry for animal rights & freedom ! 54…55 millions de morts à l'heure…

brothers and sisters in freedom !
54-55 mio deaths per hour is the animal toll !

Yesterday , a demo by animal rights activists* took place at Bourg-de-Four Square in Geneva. A funeral service, in fact, with the proper music,  to pay respect to the animals who, hour after hour, sacrifice themselves for us : a core of participants at the heart of the square, silently held placards to recall and denounce the many forms animal torturing takes -  from experiences on animals to intensive breeding of cattle etc. from  wildlife capture to scooping up of oceans - but a single constant : suffering under all its disguises.

I stood there for an hour of grief, sadness, ho'ponopono**, one consciousness with all my beloved brothers and sisters deceased or condemned. It took a few moments before I noticed 8 participants holding, each one figure, the last five big zeros, the first three with figures  escalating more or less rapidly. "The total, one woman voice occasionally indicated, is the number of animals killed since the beginning of the demonstration at 11 0'clock". I suddenly realized and felt nauseous, merely looking at the numbers. When the carillon at St Pierre rang, at noon, the total amounted 54 millions. When it stopped, we were way over 55 mio. Hour after hour, it is practically the population of Spain and Portugal (now decreasing !) that is being sacrificed for our so-called needs.
The bell tolls at 12' for 1 or 2 minutes. The animal toll goes on unabated. 
Please - if nothing else -  each time we eat anything, let's be conscious and grateful



Un cri pour les droits et la liberté des animaux !
Hier, à Bourg-de-Four se tenait une manifestation sobre pour "le droit de animaux",* un service funèbre, en fait, pour accompagner et dénoncer le sort des animaux qui, heure après heure, se sacrifient pour nous : un coeur de participants au coeur de la place tenaient  silencieusement des pancartes, sur une musique de circonstance,  pour nous en rappeler les innombrables formes : de l'expérimentation animale aux élevages intensifs de poules, cochons, boeufs,  de la capture des animaux sauvages aux vidage systématique des océans - mais invariablement sous fond d'insoutenable souffrance.

Je me suis tenue là, entre larmes, chagrin, ho'ponopono**,  avec tous ces frères et soeurs décédés ou condamnés, jusqu'à ce que je remarque 8 participants alignés tenant de gros chiffres, dont les 3  premiers défilaient à plus ou moins vive allure… le total, disait de temps en temps une voix de femme, "indique le nombre d'animaux tués depuis le début de la manifestation à 11 heures", me mettant soudainement au bord de la nausée. Quand les cloches de St Pierre sonnèrent midi, on atteignait 54 millions, le temps du carillon, on avait dépassé les 55 millions. Heure après heure c'est pratiquement la population de la péninsule ibérique (elle, en diminution !) qui se sacrifie pour nos "besoins" (?)     
                                    Les cloches se turent, les massacres, eux, continuent. 
S'il vous plaît, au moins, à chaque repas, quoi que nous mangions, soyons conscients et remercions.

martine keller 21 mai 2013

*dans le cadre de la www.veggiepride.ch organisée ce week-end de la Pentecôte à Genève où une "Déclaration universelle des droits des animaux" (non-humains) - extension de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 a été proposée
**http://www.ho-oponopono.org/




Le droit de boire mon café de céréales !

17.5.13

A Doris Leuthard...

"Ceci est mon champ"… allez dire aux abeilles (Merci Markus Imhof!)

Alors que les traditions spirituelles - à l'instar des abeilles - savent depuis toujours que la conscience est une...
Alors que la science la plus évoluée a confirmé depuis plus d'un siècle cette non-séparation, reléguant d'ailleurs les disciplines expérimentales au mieux à une erreur épistémologique mais en fait  à une grinçante, désuète et hypocrite  plaisanterie...
Comment peut-on, sans rire jaune, vouloir séparer des champs à culture OGM des champs de cultures traditionnelles ? "10 mètres feront l'affaire, disons 12" foi de maquignon, n'est-ce pas à peu près la hauteur des débats actuels ?
Et ce d'autant plus que le peuple  a clairement (à 80%) dit, redit "non", pas d'OGM en Suisse et que les paysans sont contre ! 1)

Madame la Conseillère fédérale, vous qui êtes une femme courageuse, vous l'avez montré à plusieurs reprises, notamment en décidant la sortie du nucléaire, soyez une fois encore forte et résistez aux pressions, aux lobbies (oui, vous seriez sans nul doute élue directement par le peuple !) aux unions troubles entre hautes écoles, "recherche" et industries.2)

Le peuple sera fièrement avec vous dans ce nouveau défi, contribuant à faire de ce pays une autre exception  - bienvenue cette fois - aux pays de la diversité.

Et l'Histoire vous donnera raison...




martine keller - 17 mai 2013

1)Les exigences/contraintes que de telles cultures posent pour les producteurs et les problèmes qui en découlent sont bien connus :
- Appauvrissement de la terre
-Accaparement des terres
- déplacement de populations
- Utilisation massive des aquifers
- Disparition et de la diversité des semences et du choix
- Monopolisation de la production agricole par quelques uns
- Semences traditionnelles/ancestrales deviennent hors la loi scandale de constater…on a de la peine à croire
- Non respect des personnes, liberté de choix des paysans comme des consommateurs etc.etc.


2) Il est avéré que les chercheurs - même sans malice - ne désavouent pas ceux qui les nourrissent !

8.3.13

Remettre les choses à plat.... de quoi avons-nous besoin d'un emploi ou d'un revenu ?

Il ne faut pas se leurrer, les emplois, le travail comme nous l'entendons, est chose du passé, une espèce en voie de disparition. Et c'est tant mieux. Dans le fond, quelque 50 ou 100 ans de travail salarié, c'est assez.

Et c'est même le but - trop souvent oublié - de l'économie... d'économiser, de nous alléger la vie. Ouf, il est atteint. Et nous nous plaignons... il y doit y avoir maldonne

Actuellement, on essaie de re-créer, conserver des emplois, pour quoi ? Pour avoir un revenu, payer nos factures, payer un 2ème pilier qui va s'écrouler. Car nos bons gestionnaires sont aussi - en partie -  les spéculateurs décriés !

Continuer la croissance pour conserver artificiellement des emplois pour, pour, pour notre extinction, pour détruire notre terre i.e. nous-mêmes. Car si la croissance ne génère plus/peu d'emplois, elle produit par contre beaucoup de nuisances.

Honnêtement, de quoi avons-nous besoin, vraiment ?  D'argent pour payer la LAMAL (très mal), le 2ème pilier, nos loyers, nos "charges" si bien nommées ?  Si nous les gommons... de pas grand-chose vraiment.

Et si nous arrêtions et la croissance et les emplois et commencions tranquillement de distribuer de quoi vivre... n'est-ce pas de cela qu'il s'agit ?

Nous avons de quoi vivre, tous, agréablement.

Nous sommes en période de destruction massive, des valeurs boursières, de nos existences telles que nous les connaissons. Y-a-t-il d'autre façon pour laisser émerger la Vie en nous ?

Et puis, avec le 2ème grand succès  des initiatives populaire, on sent que le vent tourne. .. gageons que la votation  à venir sur "un revenu de base pour tous" va être acceptée.

Imagine...

martine keller 8 mars 2013